COMMENT UTILISER LES RÉSEAUX SOCIAUX EFFICACEMENT?

En tant qu’entreprise, les réseaux sociaux occupent une place importante et peuvent être un brillant atout. D’ailleurs, des statistiques étonnantes concernant le nombre de personnes qui utilisent les réseaux sociaux au Canada ont été assemblées dans le lien suivant: https://sites.google.com/view/ti-vieprivee-com/statistiques. Puisqu’ils regroupent une énorme quantité de consommateurs potentiels à travers le monde, les entreprises ont donc intérêt à être présentes sur les réseaux sociaux si elles veulent avoir un avantage concurrentiel sur le marché. Mais de quelle façon doivent-elles s’y prendre?

D’abord, Ludovic Maire, directeur en solutions technologiques chez Valtech Canada, dans une vidéo réalisée pour l’Université TÉLUQ, mentionne qu’il est important d’analyser quels médias sociaux utiliser afin d’améliorer sa e-réputation, c’est-à-dire le prolongement de l’identité numérique qui se forge au gré des commentaires et avis publiés sur les réseaux sociaux. Pour se faire, il y a trois analyses à faire afin de bien choisir le média social sur lequel l’entreprise se concentrera :

  1. Analyser les objectifs d’affaires de l’entreprise. Est-ce que l’objectif de l’entreprise c’est d’augmenter ses ventes? Améliorer sa réputation? Fidéliser sa clientèle? Améliorer son service à la clientèle? Bref, il faut analyser les objectifs de l’entreprise et sa stratégie d’entreprise.
  2.  Analyser les clients actuels et potentiels de l’entreprise. Comprendre qui sont les clients, leur tranche d’âge, d’où est-ce qu’ils viennent? De quelle manière est-il mieux de communiquer avec eux? Bref, il faut bien comprendre où les clients se situent et sur quels médias sociaux ils se trouvent.
  3. Analyser la concurrence. Faire du benchmarketing, c’est-à-dire comprendre l’écosystème de notre concurrence, où est-ce qu’ils se situent sur les médias sociaux? Comment ils sont référencés sur Internet? Quelle est leur réputation en ligne? Bref, dresser un portrait du domaine d’affaires.

Ensuite, toujours selon M. Maire, il y aurait trois conseils importants à respecter dans l’utilisation des médias sociaux en tant qu’entreprise :

  1. Bâtir un plan stratégique en amont des médias sociaux, donc ne pas partir tête baissée et n’importe comment.
  2. Être régulier dans sa présence sur les médias sociaux, sans être trop envahissant non plus.
  3. Être authentique et transparent, c’est-à-dire ne pas chercher à vendre uniquement ses produits et services, mais plutôt s’intéresser réellement à ses clients.

Bref, les médias sociaux, s’ils sont utilisés intelligemment, peuvent être un atout majeur pour les entreprises. Avec l’avancement des technologies de l’information, les clients peuvent désormais communiquer plus facilement avec les entreprises en partageant leurs opinions et commentaires avec d’autres utilisateurs Web via les réseaux sociaux. Dans l’avenir, je crois que d’autres fonctionnalités seront intégrées pour les entreprises avec les réseaux sociaux et on connaitra un écosystème où les entreprises ne seront plus vues comme étant une personne morale, mais plutôt comme étant des personnes.

UNE CONFIANCE AVEUGLE

Alors que l’information circule plus facilement et rapidement à l’international grâce aux médias de masse et à l’Internet, cette situation n’a pas toujours été le cas. Autrefois, l’information était surtout partagée au grand public grâce à la presse et les journalistes, qui s’occupaient de publier à chaque jour des articles sur ce qui se passe dans le monde. Désormais, avec Internet, on trouve toute sorte d’informations sur des sujets différents, beaucoup plus rapidement. Puisque ce ne sont plus que les journalistes qui partagent de l’information, il y a davantage de questionnements par rapport à l’objectivité et la subjectivité des écrits. Quoique les utilisateurs du web ont de moins en moins confiance en l’objectivité de certains auteurs d’articles, plusieurs d’entre eux ont pourtant confiance envers les réseaux sociaux, ou ne se posent pas de questions concernant la confidentialité de leurs données. Ils croient, en effet, que parce que ce sont eux qui publient des informations sur leurs comptes, ils ont donc le contrôle sur ces informations.

« Alors que deux tiers des Français disent ne pas faire confiance aux réseaux sociaux (67%, dont 34% qui ne leur font pas du tout confiance), les détenteurs d’un compte Facebook apparaissent moins méfiants (57% ne font pas confiance aux réseaux sociaux). D’ailleurs Facebook est le réseau social auquel les Français font le plus confiance (33%), devant tous les autres (Instagram 28%, Twitter 26%). »[1]

Suite au scandale Cambridge Analytica [2], des questions concernant la confidentialité des données des utilisateurs ont été soulevées. Les utilisateurs de réseaux sociaux sont-ils au courant des paramètres de confidentialité de leurs comptes et de leur importance? Facebook est-il en droit de collecter et partager les informations des utilisateurs?

Au Canada, c’est la Loi canadienne sur la protection des renseignements personnels (LPRPDE) qui se charge d’enquêter sur le respect de la confidentialité des données sur les clients des entreprises. D’ailleurs, il est mentionné ceci :

« En règle générale, le LPRPDE exige le consentement valable et éclairé pour la collecte, l’utilisation et la communication de renseignements personnels par le secteur privé dans le cadre d’activités commerciales. Aux termes de la loi, les entreprises sont responsables de la manière dont elles traitent et sauvegardent les renseignements personnels qui leur sont confiés et elles doivent s’assurer qu’ils ne sont pas communiqués de manière inappropriée. »[3]

Dans l’affaire Cambridge Analytica, Facebook a pourtant réussi à contourner ces lois en obtenant le consentement des utilisateurs via des applications tierces et aurait d’ailleurs partagé de façon répétée cesdites données à des applications tierces, qui accèdent à toutes les données des utilisateurs. De plus, le magazine spécialisé Ars Technica a affirmé que Facebook recueillait « aussi des informations sur les SMS et les appels d’utilisateurs de certains téléphones intelligents fonctionnant sur Android, le système mobile de Google » et qu’une « fonction optionnelle permettait en effet à certaines applications, comme son propre service de messagerie Messenger, d’accéder à la liste des contacts de l’utilisateur ».[4] Facebook s’est par contre défendu en mentionnant que c’était uniquement le moment où un appel ou un SMS était passé ou reçu qui était recueilli comme information, et non les contenus des appels et messages.

Bref, à chaque fois que Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, se fait accuser, il a toujours une façon de démontrer que les accords n’ont pas été bafoués en tant que telle et qu’il respecte les données confidentielles des utilisateurs, mais est-ce réellement le cas? Étant donné qu’une bonne partie des revenus de Facebook provient d’entreprises qui le commanditent, difficile de croire que M. Zuckerberg n’a pas pensé à des moyens de contourner les règles d’éthique.

[1] https://www.ifop.com/publication/confiance-des-francais-dans-les-reseaux-sociaux-apres-cambridge-analytica/ [2] https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1090159/facebook-cambridge-analytica-donnees-personnelles-election-politique-campagne-marketing-politique [3] https://www.priv.gc.ca/fr/nouvelles-du-commissariat/nouvelles-et-annonces/2018/nr-c_180320/ [4] https://www.lapresse.ca/affaires/marches/201803/26/01-5158763-facebook-toujours-dans-la-tourmente.php 

LA PROPAGATION VIRALE, UN DANGER DU WEB SOCIAL?

L’une des particularités du web social est la facilité et la rapidité à laquelle l’information circule. Que ce soit un vidéo que l’on partage sur Facebook, une photo de nous que l’on publie sur Instagram, un article de blogue que nous écrivons… l’information peut se propager à grande vitesse si elle est partagée entre les utilisateurs du web par l’intérêt qu’elle suscite. Ainsi, un individu qui veut partager son opinion ou une entreprise qui veut rejoindre le plus de consommateurs possibles, peut le faire grâce au web social. La rapidité à laquelle l’information circule sur le web amène à se poser les questions suivantes: La propagation d’information est-elle bénéfique pour les utilisateurs ou elle nuit plutôt à leur réputation? Existe-il des lois ou des droits nous protégeant d’informations publiées à notre sujet sur le web? Quand est-ce que les commentaires ou le partage d’informations sont considérés comme étant des nuisances à la vie privée?

Pour répondre à la question, de nombreux blogueurs se sont penchés sur l’effet du mème, ou meme en anglais, qui « représente une idée sociale ou un symbole culturel largement répandu [et qui] consiste généralement en une image ou une vidéo qui est transmise de façon virale sur l’Internet et sur laquelle sont apposés des commentaires à saveur tant humoristique que politique.» Entre autres ;

« L’émergence du mème pose des problèmes légaux d’envergure. Quoique le mème facilite la création de contenu ainsi que la divulgation d’informations, son utilisation, en tant qu’outil de propagation d’idées pernicieuses, peut être extrêmement néfaste pour les individus ou les groupes ciblés. En fait, les messages qu’il véhicule ou qu’il promeut peuvent rapidement tendre vers l’intimidation, le racisme, la diffamation ou même constituer une attaque à la vie privée. » [1]

Comment et quand une publication à caractère humoristique peut devenir une attaque à la vie privée de quelqu’un? Quels sont les impacts d’un tel acte et quelles devraient en être les conséquences? Bref, qu’est-ce qui est le plus important… le droit à la vie privée et à la dignité de la personne ou le droit d’expression?

[1] Pour des exemples de cas de mèmes, voir : https://droitdu.net/2016/11/le-meme-internet-une-atteinte-a-la-vie-privee/

« PÉRISSABILITÉ » DE L’IDENTITÉ PERSONNELLE?

Au cours des dernières années, la population des blogueurs s’est énormément diversifiée. On retrouve aujourd’hui, dans l’univers des blogues, toutes sortes de personnes: des professionnels, des journalistes, des éducateurs, des politiciens, des voyageurs… Tous partagent leurs idées, leurs opinions personnelles et leurs expériences en écrivant, par exemple, des articles à travers un blogue, de façon publique et sans restrictions.

« Dans un monde où les données personnelles d’un individu ne cessent d’être enregistrées, transférées, manipulées, se pose évidemment la question d’actualité, celle de la confidentialité des données personnelles, mais d’autres questions peuvent aussi être soulevées. »[1]

En effet, des questions sur la « périssabilité » des données personnelles peuvent être soulevées. Quelle-est la date d’expiration des données partagées? Jusqu’à et jusqu’à quand peuvent-elles être partagées? Avec le phénomène mondial de l’explosion des blogues, plusieurs auteurs ne se posent pas nécessairement ces questions, ce qui pourrait nuire à leur identité personnelle. Ils partagent leurs opinions et leurs expériences personnelles et forgent leur identité sur le Web, sans nécessairement s’en rendre compte.

Nick Charter, auteur d’un livre à paraitre [2], mentionne :

« Nous inventons notre identité et celles des autres en interprétant nos pensées, nos faits et nos gestes, et ceux des autres, au fur et à mesure de nos expériences, de nos rencontres. Nous serions en quelque sorte, par la pensée du moins, des scénaristes ou des écrivains. Après tout, souligne Charter, notre vie ne ressemble-t-elle pas à un roman ? Nous créons nos croyances, nous développons nos valeurs et nous inventons notre vie au fur et à mesure de nos actions.»[1]

Bref, les blogues sont-ils une continuité de l’identité personnelle de l’auteur ou un résultat de l’identité sociale? Comment les blogueurs peuvent-ils prendre leur identité en main? Avant de publier un article, quelles sont les questions qu’ils devraient se poser?

[1] https://www.cahiersdelimaginaire.com/votrelaboratoirecreatif-sylviegendreau/ce-qui-menace-notre-identite [2] https://www.theguardian.com/commentisfree/2018/apr/01/revolution-in-our-sense-of-self-sunday-essay

LIBERTÉ D’EXPRESSION ET BLOGUES

Dans l’univers des blogues, les auteurs écrivent des articles sur des sujets de leur choix. Opinions politiques, critiques, expériences personnelles… les blogues permettent aux auteurs de laisser place à leur libre expression. Mais est-ce le cas pour tous les pays du monde? Jusqu’à où un auteur peut partager ses pensées sur un sujet? Et s’il n’était pas autorisé à divulguer de telles informations, quelles en sont les conséquences?

Dans des pays communistes comme la Chine, par exemple, la censure d’informations est très présente. Si vous êtes déjà allé dans ce pays, vous avez probablement remarqué que vous étiez incapable de vous connecter à Facebook? En effet, le gouvernement chinois bloque tous les médias qui permettent une diffusion d’informations non contrôlées, soit tous les réseaux sociaux et des sites tels que YouTube. L’univers des blogues est également réglementé. Dans LeDevoir, un article a été écrit sur un blogueur condamné à quatre ans de prison parce qu’il avait compilé des informations sur des conflits sociaux et des manifestations. Selon le tribunal chinois, M. Lu Yuyu, l’auteur du blogue en question, aurait « provoqué des troubles et attisé des querelles ». Par contre, selon William Nee, chercheur d’Amnesty International basé à Hong Kong; « ce verdict est extrêmement inquiétant, car Lu Yuyu ne faisait pas autre chose que compiler des informations déjà publiques » et disponibles ailleurs.[1]

Cet événement nous pousse donc à se poser la question suivante: Jusqu’à où les blogueurs ont-ils le droit d’exprimer leur opinion? Et les gouvernements… ont-ils le droit de s’immiscer dans l’univers des blogues?

Pour lire l’article: https://www.ledevoir.com/monde/asie/505042/chine-quatre-ans-de-prison-pour-un-blogueur-qui-inventoriait-les-conflits-sociaux

LES APPLICATIONS MOBILES ESPIONNENT LES UTILISATEURS

Dans la vidéo « Top 10 Apps That Watch You », publiée par MostAmazingTop10 (2017) sur YouTube, on y explique dix applications mobiles qui espionneraient les utilisateurs de téléphones intelligents.

On y retrouve, entre autres, les réseaux sociaux suivants:

  • Facebook
  • Snapchat
  • Twitter
  • LinkedIn
  • Tinder
  • Instagram

La vidéo explique que pour Facebook, il est important de désactiver le microphone dans les réglages du téléphone reliés à l’application, car l’entreprise enregistre vos conversations afin d’obtenir de l’information sur vos « likes » (mention j’aime) et sur ce que vous écoutez ou regardez.

Avez-vous, par exemple, déjà parlé d’un sujet bien précis avec un(e) ami(e) en présence de votre téléphone intelligent, puis aperçu quelques jours après des publicités sur ce même sujet dans votre fil d’actualité Facebook? Il se pourrait, en effet, que ce sujet ait été intercepté par le microphone de votre téléphone. L’information aurait ensuite été acheminée sur Facebook aux entreprises commerciales liées à ce sujet dont vous auriez parlé, qui elles, vous montrent finalement des panneaux publicitaires pour que vous achetiez le produit/service.

Concernant l’application Snapchat, quoique les paramètres soient supposément confidentiels, il semblerait que tout ce qui est envoyé dans cette application est stocké et facilement accessible à ceux qui le désirent, pendant environ trente jours.

Pour le réseau social Twitter, non seulement tout ce que vous postez est accessible au monde entier (si vous ne l’avez pas configuré comme étant privé), mais également, tout ce que vous postez est envoyé à des compagnies, qui vous cibleront alors comme étant de potentiels clients.

Bref, toutes ces applications ont accès à un lot d’informations à votre sujet et certaines d’entres elles outrepassent votre consentement afin d’y avoir accès et de les partager, sans même que vous le sachiez.

Pour voir la vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=6g3hl48oRsw

L’IMPACT DES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION SUR LA VIE PRIVÉE

Avec l’intégration des TI dans les systèmes de santé canadien et québécois, il y a de plus en plus de préoccupations en matière de confidentialité et de sécurité des données personnelles. Plusieurs solutions sont donc mises en place, dont la notion d’aire de partage, une conception qui s’arrime à l’État en réseau.

Selon Mark Zuckerberg, PDG de Facebook; « les gens désormais se disent satisfaits non seulement de partager plus d’informations et de différents types, mais de façon plus ouverte et avec plus de monde. Cette norme sociale est tout simplement quelque chose qui a évolué au fil du temps »[1]. Par contre, des études effectuées sur le cas du réseau social de Facebook ont démontré « qu’au contraire, depuis 2005, les utilisateurs se sont investis de plus en plus dans les mesures de protection d’un nombre croissant de données personnelles »[2]. Donc, qu’en est-il vraiment ? Les usagers veulent-ils que leurs informations personnelles soient partagées ?

Il semblerait que « les choix des usagers tiennent compte du caractère intrinsèquement plus ou moins appréciable de l’information partagée, ainsi que de la structure et composition de leurs réseaux personnels en ligne, dans chaque type d’interaction [Nippert-Eng 2010] »[3]. En effet, les individus sont motivés par un « souci d’intégrité contextuelle de l’information partagée »[4], c’est-à-dire qu’ils ne veulent pas que les informations qui sont sensibles « par leur nature » soient dévoilées, mais plutôt uniquement celles qui seraient utiles au milieu social.

Et vous? Pensez-vous que les TI et les réseaux sociaux ont un impact sur votre vie privée et la confidentialité de vos données?

[1] Antonio A. Casilli (2013), Contre l’hypothèse de la « fin de la vie privée » : La négociation de la privacy dans les médias sociaux, Revue française des Sciences de l’information et de la communication, paragraphe 4 [consulté en ligne le 5 novembre 2018] https://journals-openedition-org.tlqprox.teluq.uquebec.ca/rfsic/630[2] Idem, paragraphe 10.[3] Idem, paragraphe 22.[4] Idem.
Texte copié-collé de mon site Internet: https://sites.google.com/view/ti-vieprivee-com/